Ken Loach : caméra et poing levé

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Ken Loach est l’archétype du réalisateur dit « engagé », ses réalisations fortement politisées comportant des thématiques ancrées dans le réel et teintées des idéaux de la gauche sociale made in Great Britain. Fer de lance du « cinéma social », il n’oublie jamais la classe ouvrière dont il est issu. Traitant du chômage de masse, des conflits sociaux, des déflagrations de la politique d’Etat sur le « peuple », des heures sombres de l’histoire du Royaume-Uni, ses positions ont parfois fait autant parler que ses films eux-mêmes. Retour sur le parcours de ce cinéaste star du Festival de Cannes…

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L’odyssée cinématographique de Terence Malick

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Terence Malick fait partie de ces réalisateurs dont la patte est immédiatement reconnaissable.  Personnage mystérieux et rare, s’effaçant au profit de son travail, il est un des grands cinéastes du cinéma américain de ces cinquante dernières années. Son œuvre philosophique et spiritualiste, composée seulement de huit long-métrages en d’un documentaire du fait d’une éclipse de près de vingt ans, lui vaut l’admiration de la profession et l’édification d’un réel culte par son public. Petite visite guidée dans l’univers de ce grand lecteur de Thoreau qui, par la puissance de sa mise en scène ô combien singulière est l’expression d’une pureté créative désormais bien rare dans l’industrie cinématographique actuelle.

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Marco Ferreri, cinéaste poétique de la décadence contemporaine

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De prime abord badin, Marco Ferreri avait sur ses épaules le poids d’une désillusion amère quant au destin de l’Humanité. Souvent ironiques, tragiques, outranciers, ses films n’oubliaient jamais de tirer à vue sur notre société en dénonçant ses travers mais en gardant toujours une note d’espoir qui puisse laisser entrevoir une forme de parousie qui viendrait de l’homme lui-même. Très porté par la cuisse, cet iconoclaste aux allures bachiques qui se désignait comme un cinéaste du mauvais goût nous quitta comme par hasard à l’âge de 69 ans…   Lire la suite

John Carpenter et le cauchemar climatisé

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Souvent considéré comme un maître du « cinéma de genre », John Carpenter jouit d’une reconnaissance de la part de cinéphiles du monde entier. Longtemps en guerre contre le système hollywoodien, sa cinématographie (il est vrai inégale) et son parcours sont le reflet d’un cinéaste qui tant bien que mal tenta de poursuivre sa voie sans sacrifier sur l’autel de l’argent roi son honnêteté artistique. Ses films ont souvent été des diatribes détournées ou directes de la société américaine et de ses excès. Jouant avec les codes du cinéma, notre imaginaire, nos phobies, nos pulsions et n’hésitant pas à fustiger les idolâtries ou idéologies propagandistes de notre époque, Carpenter est un des grands réalisateurs de sa génération. 

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Il était une fois Leone

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S’il connut le succès avec ses westerns, Sergio Leone fut un réalisateur dont l’œuvre ne peut se résumer à ce genre qu’il sut redéfinir en apportant sa « latinité ». Même si certains n’y voyaient ou n’y voient encore qu’un simple faiseur de divertissement, Leone était à sa manière un artiste engagé. Témoin désillusionné de son siècle, il ne cessa de mettre en scène le pire comme le meilleur de l’âme humaine noyée dans la cruauté d’un monde où la cupidité et le cynisme prédominent… 

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Abel Ferrara, des rues du Bronx au septième art

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Cinéaste de l’extrême et des limites, Abel Ferrara a édifié une œuvre loin des standards et des formats du tout puissant monde Hollywoodien. En vrai réalisateur indépendant, il n’hésite pas à choquer et susciter la controverse.  Son univers fait de violence, de rédemption et de dolorisme hérités de son éducation catholique, ausculte bien souvent les travers de notre époque.

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Jean-Pierre Melville… Au-delà du polar, un maître du septième art

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L’Homme au Stetson, affublé de lunettes de soleil est une énigme pour nombre de personnes qui le côtoyèrent ; il se façonna de tout pièce un personnage, jusqu’à utiliser un pseudonyme rendant hommage au grand écrivain du même nom, qui masquait l’homme complexe qu’il était. Son obsession était le cinéma américain, obsession qu’il poursuivit comme le capitaine Achab avec sa baleine blanche. Le réalisateur parvint cependant, et ce n’est pas un mince exploit, à faire la jonction entre le cinéma français d’avant-guerre, la nouvelle vague et celui d’Hollywood sur lequel il fantasmait. Alors qu’en France on ne retient bien trop souvent que ses polars, il convient de ne pas oublier que son oeuvre ne peut se limiter à ce genre qui l’a rendu célèbre et populaire ; pour preuve, nombre de cinéastes (et parmi les plus grands) le citent fréquemment comme une influence majeure. 

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