Leonard Cohen, l’âme et la voix

COHEN PAINT

Leonard Cohen c’était une voix reconnaissable entre mille, un écrivain et poète de premier plan qui décida un jour d’être aussi chanteur, une personnalité atypique peu soucieuse de la gloire et des artifices de notre époque. Cultivant le paradoxe et le contre-pied, il est devenu un artiste culte vénéré par les notables du monde musical. Son cheminement artistique et spirituel font de lui un personnage fascinant dont les textes sont le reflet et revêtent une dimension mystique… A l’image de l’homme. 

Leonard Cohen est né à Wesmount (Montréal) le 21 septembre 1934, dans une famille influente de la communauté juive, son grand-père maternel était rabbin. Le judaïsme eut un rôle primordial dans la construction de Cohen du fait de l’enseignement qui lui fut dispensé dès ses plus jeunes années, elle offre bien des clefs pour comprendre l’univers du poète et explique les nombreuses références de cette religion abrahamique dans ses textes. Il n’est en rien élevé dans un milieu artistique, toutefois la culture (plutôt bourgeoise) y est encouragée ; peu avant de mourir prématurément en 1944, le père de Leonard Cohen offrira un recueil de poésie anglaise sans se douter qu’un jour son fils contribuerait lui aussi à son histoire. Désormais orphelin de père, Cohen se construit sans figure paternelle ; cette absence expliquera qu’il fut longtemps à la recherche de mentors et de maîtres (tant sur le plan spirituel qu’artistique) palliant à cette disparition. Peu après ce décès du père, il se réfugie alors dans une solitude où son amour de la littérature et de la musique percent. Après avoir tâté du piano, il découvre la guitare… son instrument de prédilection et qui l’accompagnera toujours même si celle-ci disparaîtra petit à petit des albums de Cohen lorsque les synthétiseurs et les arrangements pop prirent le dessus. Son univers commence alors à s’échafauder alors même que le jeune homme grandit, sa personnalité complexe se forge et le singularise des autres adolescents. Il est admis en 1951 à l’Université McGill de Montréal, il ne se démarque pas par ses notes mais par sa faconde, il remporte en effet plusieurs «concours d’éloquence ». Sur le campus lui et sa guitare font sensation, il fonde alors son premier groupe, les Bucksin’ Boy, qui ne marquera pas son époque. Qu’importe, la rencontre avec un des grands poètes de sa génération, Irving Layton (1912-2006), allait le faire rentrer en poésie… Le poète confirmé lui donne sa chance et lui met le pied à l’étriller en le publiant dans une petite revue étudiante et en l’enregistrant pour un album où figure d’autres artistes du vers canadiens. La rencontre entre la poésie et les drogues dans le plus pur esprit rimbaldien se fera durant cette période. Il est présenté par Layton comme un des jeunes poètes canadien le plus prometteur de sa génération. En 1955 Cohen sort diplômé de l’Université Mc Gill, rattrapé par son milieu social il envisage (très mollement) de poursuivre des études de droit, son premier recueil de poésie Let Us compare Mythologies paraît et est annonciateur du style et de l’univers du poète qui un jour deviendra chanteur. Pour l’heure, alors que son nom commence à circuler au Canada, Cohen décide de mettre le large.

Alors que la Beat Generation bat son plein, Leonard Cohen se rend à New York, il rencontre les stars du mouvement mais ne sera jamais accepté dans la bande. Il fonde sa revue, Phoenix, qui malheureusement ne dépassera pas le premier numéro. Il revient Montréal et survit grâce à de petits boulots qui ne mettent pas en sommeil sa vocation, il remplit des cahiers entiers de poèmes qui lui serviront de matériau pour ses premiers recueils à paraître. Grâce à l’entremise de Layton, il décroche une bourse du Conseil des arts du Canada, il voyage en Europe, peaufine son style en se délestant des techniques anciennes et parvient à décrocher un contrat d’édition pour le recueil de poèmes The Spice-Box Of Earth. Il reprend sa maigre valise et s’envole pour Londres, lassé de la vie nocturne londonienne il a alors pour nouvelle destination la petite île grecque prénommée Hydra. Loin du confort du monde moderne, dans cette île de bergers il renoue avec lui-même dans un cadre préservé de la vulgarité de notre moderne, et parvient à y faire l’acquisition d’une maison qu’il conservera durant plus de quarante années. Située en pleine mer Egée, fréquentée par la bohème et les jeunes stars de l’époque venues s’adonner aux joies des utopies sixties, lorsqu’on ne s’invite pas chez lui et le sortir de la solitude nécessaire à l’écriture il travaille et va produire parmi ses plus beaux textes qui, pour certains, deviendront des chansons. Il n’en oublie pas pour autant de voyager et approfondie sa connaissance du monde « réel ». Lors de son rocambolesque séjour à Cuba, alors que les hostilités entre l’île et les Etats-Unis battent leur plein, il sera pris pour un contre-révolutionnaire et s’échappera du royaume castriste dans des conditions que n’aurait pas renié un Ian Fleming… Effet publicitaire garanti, quand on l’interrogera sur cette aventure et sur ses positions politiques, contrairement à bon nombre de jeunes artistes de sa génération il évitera toujours la doxa ambiante et son folklore hippie. Trop lucide pour ça, le Leonard Cohen… Tandis que The Spice-Box Of Earth est publié il donne des lectures publiques et commence à fréquenter le gratin du monde littéraire et artistique de l’époque. Il bénéficie d’articles élogieux,s’acoquine avec le « beautiful people », profite des femmes qui s’offrent à lui et tombe dans les paradis artificiels très prisés par l’époque. Sa carrière littéraire s’accélérant, il se lance alors dans l’écriture de son premier roman The favorite Game, dans l’esprit d’un Philip Roth avant l’heure, où il y raconte ses souvenirs d’adolescent où la concupiscence est omniprésente. En 1964 il fait publier un recueil dont le titre fait polémique, et il y a de quoi… Flowers for Hitler. Suivront ensuite les recueils Parasites of Heaven et l’ambitieux roman expérimental Beautiful losers où se noue deux histoires dans le même livre : un road movie et la vie de la martyre améridienne Catherine Tekakwitha. Le roman est très inégalement accueilli par les critères, elles sont soit dithyrambiques soit assassines. Peu importe,, il ne laisse pas indifférent, c’est la marque des grands. L’année 1966 est déjà bien écornée, Le Leonard Cohen trentenaire vibrion est reconnu dans le paysage littéraire anglo-saxon mais la musique qui le taraude depuis des années sent qu’il est venu de s’accomplir, il décide alors de devenir « le Bob dylan canadien ou rien »…

L’aspirant chanteur part alors pour les Etats-Unis avec l’idée de se rendre à Nashville. Il ne n’atteindra pas la ville tout de suite, son escale à New-York durera deux ans… Séjournant au Chelsea Hotel, il se fond avec la faune artistique de l’époque et côtoie certaines des plus grands stars en devenir ou partiellement établies de sa génération. Il y rencontre Bob Dylan, Joan Baez, Warhol, l’hypnotique Nico qui se refusera à lui… s’il prend du bon temps, il peine cependant à convaincre les producteurs de son talent, autant dire que personne ne mise un dollar sur Cohen folk-singer. Le destin va lui venir en aide grâce à deux femmes, rien de plus normal pour un séducteur invétéré comme lui, Judy Collins et Mary Martin jeune chanteuse jouissant d’une réelle respectabilité dans le milieu folk new-yorkais et qui s’apprête à enregistrer son premier album. Judy recommande Cohen à Mary Martin, la scène est historique, Cohen et lui joue « Suzanne » alors qu’elle est à l’autre bout de la ligne. La charme opère, pour son premier disque In my Life elle accueille Cohen comme songwriter et y grave deux de ses chansons, bien évidemment « Suzanne » mais aussi le peu convenu « Dress rehearsal Rag ». Leonard Cohen réussit alors à faire son entrée dans le monde de la musique, il est très loin d’être celui qu’il ambitionne pour l’instant mais y a désormais un pied. Sa première apparition scénique se fait sur une scène new-yorkaise en date du 30 avril 1967, sa prestation tient encore de l’amateurisme mais est suffisamment convaincante pour qu’un producteur y voit suffisamment de potentiel pour le prendre sous son aile, le producteur en question n’est autre que John Hammond Sr, découvreur de talents. Dans son palmarès on y dénombre rien de moins que Billie Holiday ou encore… Bob Dylan ! A peine le temps de signer le contrat que Cohen se retrouve en studio pour enregistrer The Songs of Leonard Cohen, nous sommes au tout début de l’année 1968 l’album vient à peine de paraître et bien qu’il s’agisse de sa première expérience en studio, cette première réalisation discographique est un petit chef d’œuvre. On y trouve déjà quelques caractéristiques du style Cohen comme par exemple l’usage des choeurs féminins qui contrastent avec sa voix caverneuse. On y trouve bien sûr son interprétation de « Suzanne » et le titre « Sisters of Mercy » qui inspirera le groupe éponyme bien des années plus tard.Ce premier opus rencontre un vrai succès en Europe mais passe quelque peu inaperçu aux Etats-Unis. Fait notable, Leonard Cohen ne sera jamais un gros vendeur au pays de l’Oncle Sam, cependant il bénéficiera toujours d’un statut presque culte auprès des artistes qui verront un lui un initiateur, un précurseur et une influence majeure. Pour assurer la promotion de ce premier essai réussi dans le show business, il se doit de monter sur scène, il retrouve alors son talent de jeune étudiant et développe un charisme tout en finesse grâce à ses talents d’orateur. Avec Suzanne Elrod , jeune femme rencontrée alors qu’il fait ses armes dans la chanson, et avec qui il aura deux enfants il s’installe comme il le souhait initialement à Nashville pour y enregistrer son second album avec des musiciens chevronnés qui apporteront les tonalités country-pop qu’il recherche…

Son second album Songs from A Room paraît en avril 1969, de nombreux textes sont issus de vieux poèmes de Cohen qu’il a adaptés pour les mettre en chansons. On y dénombre de grands classiques coheniens comme par exemple « Bird On A Wire » ou encore la reprise « The Partisan ». Le succès est au rendez-vous et Cohen ne manque pas d’assurer sa première véritable tournée, il se produit entre autres au festival de l’île de Wight juste après la prestation d’un certain Jimi Hendrix. Cohen est alors pris dans une spirale où la quiétude de ses jeunes années de poètes n’est plus de mise, le rythme imposé est loin d’être propice au silence qu’affectionne tant l’homme de lettres. A peine remis des efforts déployés pour le second album il enchaîne avec Songs Of Love and Hate, on y trouve quelques grands titres de son répertoire comme « Avalanche », « Joan of Arch ». cohen commence à fatiguer, la vie de star n’est pas vraiment pour lui… Afin d’échapper à un autre album studio sa maison de disque sort un live, Live Songs, qui tente de recréer la magie du poète chanteur lors de ses apparitions scéniques. C’est un bide commercial, Cohen en serait presque heureux, il en profite pour fuir un temps les affres du show business… Après un séjour mouvementé en Israël en pleine guerre du Kippour, il revient à la poésie et publie une anthologie poétique, Selected Poems, en 1969. The Energy Of Slaves, album sombre et tourmenté, paraît en 1972. Alors que Cohen commence à faire les frais de sa relation de couple tumultueuse avec Suzanne et une vie aux antipodes de ses aspirations spirituelles, il se tourne vers le Zen. Il trouvera auprès du moine excentrique Sasaki Röschi un père spirituel ainsi qu’une pratique qui le sortiront des tréfonds d’une dépression qui le rongeaitjusqu’à l’âme. Durant vingt année il sera membre de la communauté zen de Mount Baldy, ses journées étant réglées sur du papier à musique même si les écarts en tout genre (femmes, alcool…) ne sont pas exclus. Malgré une apparente austérité, Cohen trouvera l’assise mentale dont il avait besoin pour ne pas sombrer comme nombre de stars déchues de sa génération. Alors qu’il commence à tirer profit de l’enseignement du Zen et quitte les ténèbres pour la lumière, il s’attelle en 1974 à la réalisation de son nouvel album studio, New Sking For The Old Ceremony. On y retrouve la patte de son géniteur mais avec cette fois-ci des arrangements qui préfigure ce que seront les albums à venir, le chanteur va puiser dans des rythmes plus légers et dansants qui contrastent avec sa voix… Changements de tempo, d’harmonies, à l’instar d’une Joni Mitchell son univers s’est enrichi de nouvelles palettes sonores. En mal d’inspiration, sa maison de disque sort un best of afin qu’il ne disparaisse pas des bacs (les gens ont la mémoire courte…) tandis qu’il s’embarque pour une tournée européenne. Alors qu’il a désormais passé les quarante ans de vie terrestre, il sort en 1977 un nouvel album studio où le titre indique bien la mutation de l’artiste qui désormais est arrivé à l’âge d’homme : Death Of A Lady’s man. L’album est très attendu puisqu’il est produit pas une légende la pop music… ni plus ni moins que Phil Spector ! Le résultat est un désastre, les sessions d’enregistrement furent cauchemardesques, certains raconteront que le producteur perdant les pédales ira jusqu’à pointer un flingue sur la tempe du chanteur ! L’échec commercial et artistique est au rendez-vous, la carrière du chanteur a pris du plomb dans l’aile. Comme si cela ne suffisait pas, sa femme Suzanne le quitte et part s’installer avec leurs deux enfants, et sa mère va bientôt être emportée par une leucémie. L’homme ne sombre cependant pas, ne se larmoie pas, se remet au travail avec une foi inébranlable en lui et son talent.

Après s’être entouré de requins de studios dont certains sont issus d’univers musicaux à mille lieu de la culture anglo-saxonne (musique tzigane et orientale), il livre à son public un de ses meilleurs albums : Recent Songs. Les nombreuses collaborations lors de l’enregistrement permettent une grande diversité sur le plan musical même si le fil conducteur demeure : L’interprète et ses textes qui sont à leur meilleur. Malgré le fait que Cohen est considéré comme un « ancien », que le punk commence sa révolution et que les folk singers surannés ont bien du mal à résister aux modes et divers courants musicaux qui leur font prendre un sacré coup de vieux, lorsque le disque paraît en septembre 1979 il est accueilli à sa juste valeur. Une grande tournée mondiale vient soutenir cet attrait du public qui semble prendre la vague des années 80 sous les meilleurs hospices. Sans se trahir, renier son univers et ses valeurs, sur plan musical il va succomber comme tant d’autres musiciens aux nouvelles sonorités qu’offrent les synthétiseurs, la guitare acoustique de ses débuts l’accompagnera toujours mais disparaîtra quasiment de ses enregistrements. Quant à son look, il ne cède pas au jeunisme et adopte un style « tiré à quatre épingles » qui ne le quittera plus jamais. Il continue durant cette nouvelle décennie d’alterner musique et poésie, sortant un nouveau recueil de poèmes Book Of Mercy. Celui-ci reflète bien la quête spirituelle de son auteur, Cohen survole de plus en plus ses semblables… L’album qui paraît en cette année mythique qu’est 1984 confirme le tournent pris par l’homme, Various Positions est un album où les sons électronique règnent, on y trouve de vraies perles comme « Dance Me To The End Of Love » et le splendide « Allelujah » qui connaîtra la gloire lorsque le regretté Jeff Buckley s’en emparera. Habitude prise de longue date, il effectue une tournée mondiale où comme toujours l’Europe est bien plus sensible à son art que les Etats-Unis où les ventes sont presque confidentielles. Il a bizarrement plus de succès commercial aux USA en écrivant un album pour le premier album studio d’une de ses choristes que lorsque son nom figure… Après avoir renoué avec le judaïsme de ses origines, son nouvel album I’m Your Man qui sort en 1988 lui vaut les critiques les plus élogieuses. Le son est à la pointe de la technologie et sa voix se marrie parfaitement avec elle, on y trouve des classiques comme l’éponyme « I’m Your Man » qui donne son titre à l’album et le très engagé « Everybody Knows » qui confirme la lucidité pessimiste de son auteur quant à notre société dont il connaît toutes les aspérités. Une nouvelle génération découvre grâce à ses sonorité l’ampleur du talent d’auteur de Cohen et trouve des fans qui n’étaient pas nés lors de ses débuts. Les albums se suivent, The Future en 1992, deux albums live en 1994 et 2001 pour palier à une attente discographique qui est due à sa pratique de plus en plus assidue du Zen à laquelle il mettra un terme en 1999, peu avant le changement de millénaire… Les honneurs commencent à pleuvoir avec l’âge, ils n’ont que peu d’incidence sur l’homme qui reste impassible face aux décorations et ne change en rien son style de vie. Il sort finalement de son silence musical au début du nouveau millénaire avec l’album Ten New Songs en 2001 qui est attendu comme le messie. Diversement accueilli, il tente de rectifier le tir seulement trois ans plus tard avec Dear Heather qui faute de promotion et d’inspiration n’arrange pas ses affaires. Qu’importe le succès commercial, il vit dans un quartier modeste, occupant un étage d’une maison de Los Angeles bien loin des conditions que son statut de star lui permettraient. Il choisit d’ailleurs ce mode de vie non pas par manque d’argent mais pour être conforme à ses aspirations… Car Cohen n’est pas dépensier, se désintéresse des choses matérielles bien qu’il estime détenir au soir de sa carrière la somme de cinq millions de dollars. Malheureusement il découvre en 2005 que la personne à qui il avait placé la gestion de ses revenus, Kelly Lynch, a détourné subrepticement la quasi-totalité du magot. Il gagnera ses procès mais ne reverra jamais l’argent faute de pouvoir être restitué. Voilà à soixante-dix ans l’homme quasiment fauché… Cohen indique sans lamento et avec philosophie dans la presse devoir se remettre « au boulot » par nécessité.

En 2006, après avoir accusé le coup, il fait paraître un nouveau recueil de poèmes coécrit avec Anjanii Thomas. Un documentaire qui lui est dédié, Leonard Cohen : I’m your fan, le remet en scelle ; de nombreux artistes ponctuent le film et font part de leur admiration pour le personnage. Deux ans plus tard le septuagénaire remonte sur scène pour une tournée mondiale qui lui permet de se renflouer. En 2012, 2014 et 2016 paraissent des albums qui conforme son statut de légende. Cohen est remonté sur scène par nécessité mais retrouve une nouvelle jeunesse au contact des admirateurs du monde entier qui viennent religieusement écouter ce poète qui s’il n’est pas devenu le « Bob Dylan canadien » a constitué une œuvre qui mériterait bien le Nobel de littérature. Sans opposer les deux hommes, ils sont nombreux à penser que quitte à sacrer un chanteur, c’est Leonard Cohen qui aurait dû l’emporter… C’est ainsi. Il s’éteint sans crier gare dans la nuit du 7 au 8 novembre 2016 à l’âge de 82 ans, laissant de son passage sur terre une œuvre dont l’univers teinté de mysticisme syncrétique, d’érotisme, de passions, de douleurs, de joies et de résilience est intemporel.

Romain Grieco

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