Pier Paolo Pasolini, l’art et la patrie

PASOLINI 300

Artiste aux multiples facettes et visages, Pasolini fut de ces intellectuels et artistes qui marquèrent de manière irréversible leur siècle tant par leur œuvre que par leur engagement. Créateur protéiforme, à la fois poète, écrivain, cinéaste, acteur, journaliste, son esthétique a profondément influencé plusieurs générations d’artistes. Rentrer dans son œuvre c’est se mêler au sordide, à la bassesse humaine mais aussi au sacré le plus pur qu’il devait à son héritage chrétien. Transgressif, bien souvent incompris, mal compris voire qu’à moitié, l’homme était rempli de contradictions, de tourments, d’aspirations tout autant que d’intuitions qui le rendent essentiel et ô combien d’actualité pour comprendre les récifs de notre époque.  

Pier Paolo Pasolini naît le 5 mars 1922 à Bologne, sa mère institutrice et son père militaire de carrière la famille. Guido, son petit frère au destin tragique, vient au monde alors qu’il a trois ans. En 1928 la famille s’installe à Casarsa della Delizia dans le Frioul alors que son père est prisonnier de guerre. Par la suite, au gré des affectations du père une fois libéré, la famille s’installe l’année suivante à Sacille où le Pasolini découvre le dessin et la poésie. Rien ne sera jamais plus comme avant pour le jeune garçon. Alors que les déménagements continuent de plus belle et accentuent sa singularité, il est admis au collège et se passionne pour la littérature. L’élève est brillant et s’inscrit tout naturellement à la faculté des lettres de l’Université de Bologne où il étend son centre d’intérêt à la philosophie, aux arts figuratifs, à la psychologie et au cinéma. Il commence à écrire sérieusement de la poésie, la fait partager à ses amis et tente d’être publié. Le dialecte des petites gens, ignorée de la poésie et de la littérature italienne académique, fut sa première langue avant l’Italien moderne et classique. Il écrit des vers en frioulan, considérés impubliables par les autorités littéraires de l’époque et publie donc à compte d’auteur un petit recueil remarqué par certains critiques non étriqués. Sa vie universitaire est riche de rencontres et approfondie ses connaissances avec un désir insatiable de connaissance, devient rédacteur en chef d’une revue étudiante (Il Setaccio) subventionnée par le régime fasciste. Après une brouille avec le directeur de publication, il devient alors résolument antifasciste et après avoir visité l’Allemagne désormais nazie commence à développer sa conscience et son approche syncrétique de l’acte artistique.

Alors que la guerre fait rage, Pasolini et sa famille retournent dans le Frioul épargné par la folie des hommes. Malgré les bombardements, les balles qui sifflent, les enrôlements de force de la république de Salò, les rafles, les pelotons d’exécution, il n’en oublie pas pour autant la poésie sa vocation première, rejoignant un groupe de jeunes poètes fervents défenseurs du frioulan et parviendra même avec ces derniers à créer un magazine. Alors que Pasolini tente avec sa mère de fuir tous les lieux où la guerre bat son plein, il enseigne avec elle à leur domicile pour les enfants qui n’ont plus d’école. Alors que la guerre n’est pas loin de toucher à sa fin, il va perdre son jeune frère Guido qui avait rejoint les résistants de la Carnia. Lors du massacre de Porzûs, une milice procommuniste s’abat sur la Brigade Osoppo qui s’opposait aux visées d’annexion du Frioul par la Yougoslavie. Cette mort hantera toujours Pasolini qui ne cessera de rendre hommage à son jeune frère ; bien que marxiste convaincu, c’est une des raisons de ses relations conflictuelles avec les organes du PCI et sa méfiance avec les organisations politiques constituées. Lorsque survient la fin de la guerre, il fait partie des jeunes poètes d’avant-garde italiens favorables à une autonomie du Frioul. Enfin, il réussit sa thèse, ce qui lui permet d’enseigner. Il avoir un amour insatiable du savoir et de l’art, enseignant avec passion auprès des plus jeunes et du petit peuple pour qui la culture est une chimère. Remarqué par Gianfranco Contini, alors bien installé dans le monde universitaire italien, et qui lui donne un coup de pouce, Pasolini commence à publier ses premiers recueils et jouit d’une petite notoriété naissante tant dans le microcosme littéraire qu’auprès des milieux communistes. Malgré la mort de son frère, il ne renie pas le communisme et approfondie sa connaissance de la doctrine marxiste, il adhère au PCI où il milite activement. Alors qu’il enseigne la littérature à l’école de Valvasone, en octobre 1949 il est accusé de détournement de mineur, son homosexualité n’est plus un mystère, il est exclu du Parti Communiste Italien et se voit interdit d’enseigner…

Lorsqu’il quitta son Frioul natal en janvier 1950 pour les bidonvilles et soubassements romains, contraint de prendre la fuite avec sa mère qui l’accompagne, il partage à ses débuts le sort des personnages qui peupleront son univers romanesque, une réalité parfois sordide minorée ou absente des gens de culture. Bien que faisant partie de l’intelligentsia, il conservera toujours ce lien avec les réprimés, les voyous, la plèbe, les prolétaires, les gens à la marge, refusant lorsque la gloire viendra de s’embourgeoiser ou de vivre dans un tour d’Ivoire que son statut lui conférait. Il assure le pain quotidien en écrivant des articles (notamment dans des journaux catholiques), en donnant des cours privés et en faisant office de correcteur dans la presse. La nuit, il fréquente « les mauvais garçons » et la plèbe qui enrichissent son vocabulaire avec l’argot et le dialecte de la capitale. Il écrit avec assiduité, jetant les bases de romans qui seront quelques années plus tard publiés et, encore et toujours, de la poésie… Il parvient à publier dans des revues et intègre le milieu littéraire romain, fréquentant de jeunes poètes de sa génération comme Attilio Bertolucci. En 1954 est enfin publié son livre de poésie en frioulan et est auréolé du prix Carducci. La même année il écrit à quatre mains le scénario La Fille du Fleuve avec son camarade Giorgio Bassani. L’année suivante est publié un nouveau recueil de poésie (Il canto popolare) et son roman Les Ragazzi, le livre déchaîne les passions du fait des sujets crus abordés par l’auteur. Les critiques pudibondes se déchaînent, le livre risque d’être retiré des librairies pour “caractère pornographique”. Lors du procès, Pasolini a gain de cause. Finalement, le roman est un succès public et obtient même le prix Colmbi-Gudotti. Pasolini a fait parler de lui, son nom circule autant dans les milieux autorisés qu’auprès du peuple, il devient une figure artistique incontournable de son pays. Durant l’année 1955 sort Canzoniere italiano, son anthologie de la poésie populaire et qu’il dédie à son petite frère défunt… C’est durant cette période que Pasolini tout en restant vicéralement un poète s’amourrache de d’autres formes d’expression artistiques comme le cinéma ou la littérature. Il collabore de plus en plus au milieu cinématographique avec entre autres Mauro Bolognini ou Federico Fellini…

Même si la popularité de Pasolini ne cesse de croître, qu’il ne compte plus ses amis, il ne se laisse pas happé par le tourbillon des mondanités et conserve toujours en lui le côté militant qui ne le quittera jamais et reste attentif aux affaires du monde. En 1957 sort son recueil de poésie Les Cendres de Gramsci qui remporte un succès commercial et critique, le prix Viareggio lui est décerné. Il parvient à mêler son travail artistique et celui de journaliste occasionnel où son regard d’une rare justesse fait souvent grincer des dents. Paraît en durant l’été 1959 son second roman, Une vie violente, qui reflète bien le climat de l’époque où les idéologies s’entrecroisent et s’affrontent. Là aussi il a des démêlées avec la justice pour “obscénité”, mais est encore acquitté. S’accordant de plus en plus d’incursions dans le cinéma où il collabore à l’écriture de nombreux scénarios, il se lance dans la réalisation de son premier film : Accattone. Pour cette première réalisation, Fellini lui donnera un coup de main lors de la captation de quelques scène. Ses projets sont mis quelques temps en suspens lorsqu’il est arrêté pour complicité de meurtre… Une histoire sans fondement mais qui traduit bien l’acharnement auquel il fait face de toute part et qui ne cessera jusqu’à sa mort. Il est acquitté et se remet à la tâche.

Les années soixante sont là, Pasolini s’en empare et va travailler à un rythme herculéen. Les publications de recueils de poésie se succèdent, il collabore activement avec certains journaux, Accattone est présenté à la Mostra de Venise, les critiques sont nuancés mais dans l’ensemble élogieuses. Pasolini a réussi son pari, il peut ajouter une nouvel corde à son arc créatif, celui de cinéaste à part entière. Son deuxième film Mamma Roma sort en 1962 et est de nouveau présenté  à la Mostra de Venise, il déchaîne l’hostilité et les critiques, là encore on l’accuse d’obscénité. Lors d’une conférence où lui est donnée l’occasion de lire l’Evangile selon Mathieu, de cette lecture germe l’idée de faire un film… Le film éponyme est donnée à voir en 1963 et s’attire les foudres des croyants, le cinéaste passe de nouveau devant la Justice. Moravia prendra sa défense. Cette fois-ci, Pasolini est condamné : quatre mois fermes, quant au film sa projection est suspendue avant qu’il ne ressorte finalement. De cet épisode de son existence, sa foi n’en est que plus ardente. Et oui, bien que marxiste Pasolini est habité par le christianisme… Après un court métrage (Enquête sur la sexualité) où il règle ses comptes avec l’hypocrisie d’une partie de ses concitoyens, sort  en 1965 Repérages en Palestine pour l’Evangile selon Saint-Mathieu. Film à mi-chemin entre carnet de voyage et réflexions, on y suit les repérages effectués en Palestine en pour le film. Il continue à publier de la poésie, des contes, tout en revenant très vite au cinéma et quitte la spiritualité pour s’attaquer au monde politique et ses luttes intestines. En 1966 sort le film Des oiseaux petits et gros qui a les honneurs du Festival de Cannes. IL voyage énormément, de l’Afrique aux Etats-Unis, et sympathise avec un des fondateurs de la Beat generation, Allen Ginsberg. En 1967 sort un nouveau film, Œdipe roi, inspiré de la tragédie du dramaturge grec Sophocle. A un rythme effréné, sort l’année suivante une nouvelle réalisation cinématographique, Théorème, issue de son roman du même nom.  Il est récompensé de ses efforts en recevant le prix Ocic et la reconnaissance des plus grands réalisateurs.

Pasolini avait très bien décrypté les contradictions de la gauche italienne des années soixante et soixante-dix. Faire reculer la Démocratie Chrétienne, qui dans une certaine mesure était la continuité du régime fasciste instauré par Mussolini, au profit du PCI (Parti communisme italien, à l’époque le plus puissant d’Europe de l’Ouest) c’était voire apparaître une nouvelle dictature en rien marxiste, celle venue des Etats-Unis et ayant pour but de découler vers la société de consommation et du Capitaliste tout puissant. Le temps donnera raison à ses intuitions… La destruction du langage par le biais de la télévision et des mass-médias, l’uniformisation des cerveaux et des codes bourgeois, aboutiront à l’époque berlusconienne. La civilisation italienne et sa grandeur passée disparaissant au profit d’un fascisme de la consommation, la société bourgeoise capitaliste faussement chrétienne ayant utilisé l’idéal marxiste pour parvenir à ses fins… A la manière d’un George Orwell, il anticipa l’ingénierie sociale et les trépanations du libre arbitre des peuples. En cette année 1968 il se fait de nouveaux ennemis en faisant paraître dans L’Espresso un poème sous forme de diatribe contre les jeunes soixante-huitards qu’il estime manipulés et insincères. L’année 1969 verra deux nouveaux films de Pasolini en salles, Porcherie et Médée où le jeune cinéaste démontre qu’il ne cesse de gagner en maîtrise même s’il n’est pas toujours suivi par le grand public. Durant le tournage de Médée où Maria Callas est au casting, il profite de la période liée à la postproduction pour y trouver le matériau à son film documentaire Carnet de notes pour une Orestie africaine.

Changement de décennie, les années soixante-dix et son lot de convulsions arrivent. Il n’en oublie pas ses engagements politiques et devient directeur de la revue d’extrême-gauche des membres de Lotta continua. Il collabore aussi avec de nombreuses revues et journaux littéraires où il continue à la jeune génération notamment avec l’article « Contre les cheveux longs ». Nombre de ses articles constitueront par la suite les Ecrits corsaires. Pasolini s’attaque à la réalisation d’une trilogie… Ce sera sa Trilogie de la vie. Elle sera composée de trois films, Le Décaméron, Les Contes de Canterbury et Les Mille et Une nuits tourné en Iran, ce dernier sorti en 1974 sera son plus grand succès commercial. Le Décaméron remporte le second prix à la Bertinale. Il publie aussi des essais où sa vision politique et philosophie est bien souvent à contre-courant de la doxa d’extrême-gauche de l’époque, ses prises de position sur l’avortement creusent encore un peu plus cette singularité qui le met en marge de ceux qui devraient constituer sa cour, s’attaque aussi au théâtre, aucune frontière artistique ne semble arrêter Pasolini…  En 1975, sort un de ses films les plus controversé, Salò ou les 120 jours de Sodome, s’appropriant Sade et sa littérature qu’il réprouvait et où il atteint une maîtrise totale en termes de réalisation ne laissant plus de place à une approximation préméditée. Il décèdera avant de le voir projeté et salles et d’être confronté aux réactions du public heurté par ce film  d’une rare provocation, ne pouvant ainsi plus s’en expliquer ou la justifier.

Le cinéma de Pasolini est avant tout l’œuvre d’un poète. Autodidacte, il apprit la réalisation sur le tas et grâce à ses travaux de scénaristes (plus de trente au taol). très jeune cependant, fréquentant assidument les salles obscures, il emmagasina les techniques du septième art. La peinture lui donnant aussi un œil singulier, son professeur d’histoire de l’art, Roberto Longhi, ayant influence à jamais son regard sur le monde. Lorsque sortira son premier film Accattone que Fellini refusera au final de produire il fit l’effet d’un OVNI cinématographique en rien dans l’esprit de l’avant-garde de l’époque. Le cinéma fut pour lui un moyen d’expression et une langue supplémentaires pour renouveler les thématiques qui lui étaient chères. Il endossa le rôle de réalisateur alors qu’il entrait dans la quarantaine, comprenant bien le pouvoir universel que le septième art pouvait lui apporter dans un monde où les images prédominent désormais sur le texte. Approche singulière, la musique tenant un rôle aussi important que les dialogues, les deux fusionnant dans une lave vouée à ensevelir le spectateur. Décors, voix et visage comptant parmi les socles de son œuvre cinématographique, Pasolini y accordait autant d’importance que le montage. Grand voyageur, il effectuait lors de ses errances de manière inconsciente ou désirée les repérages de ses futures réalisations. Son cinéma n’aura pas engendré d’école réelle tant son approche était unique et difficilement modélisable en termes de mise en scène. Héritage laissé au monde sans héritiers réels, les cinéastes ne se risquant à reprendre le flambeau.

L’année 1975 est celle de sa mort, alors que Pasolini est au seuil de sa gloire, on le retrouve le 2 novembre au matin gisant sur la plage d’Ostie, non loin de sa ville d’adoption Rome. Le corps est mutilé, il aurait été lynché à coups de bâtons et comme si cela ne suffisait pas aurait été par la suite écrasé par sa propre voiture. Un jeune prostitué encore mineur du nom de Giuseppe Pelosi est arrêté, il serait l’assassin de Pasolini et écope d’un peu moins de dix ans de prison. Aujourd’hui, on peine à croire qu’il soit réellement l’assassin de Pasolini tant le motif invoqué semble surréaliste et que le corps massacré de l’artiste fait penser à une condamnation à mort en bonne et due forme d’une personnalité qui dérangeait et qui en savait trop… Car Pasolini en avait des ennemis, à la pelle, des gens puissants rangés à l’extrême-gauche ou du côté néo-fasciste qui désiraient sa mort.  Des témoignages bien des années après accréditeront les zones d’ombre qui demeurent encore quant à ce qui ressemble à un assassinat politique. Pasolini affirmait en effet connaître les noms des « personnes importantes qui avec l’aide de la CIA, des colonels grecs et de la Mafia » auraient planifié et mis en œuvre la « stratégie de la tension » et les vagues de terrorisme ayant secoué l’Italie, ces dernières successivement attribuées tantôt à l’extrême gauche, tantôt l’extrême droite.  Comme il l’avait écrit : « Je sais tous ces noms et je sais tous les faits (attentats contre les institutions et massacres), dont ils se sont rendus coupables. »

Poète tourné vers lui-même mais aussi les autres, intrinsèquement lié à son pays qu’il aimait, Italie jadis occupée, scindée en deux et maltraitée par son époque. Puisant son inspiration dans l’Antiquité tout en étant en prise avec son temps qu’il ne comprenait que trop bien et se sentant parfois mort de ne plus être compris par les siens. Nostalgique d’une Italie ayant perdu ses racines rurales, prévoyant la dégradation amorcée par le libéralisme, la ruralité de l’avant-guerre faisant place à une société industrialisée et de consommation. Aimant d’amour le sud de cette Italie moderne peuplée de paysans et de ces paysages préservés qui hantaient toute son œuvre. Sa vocation de poète lui faisant sentir le mal-être d’une époque où la poésie n’avait désormais plus sa place. Communiste atypique, son marxisme ne l’empêchera pas d’être foncièrement chrétien, un christianisme syncrétique et mystique, respectant l’Eglise et ses dogmes.  Religieux et tiraillé par des contradictions liées à son homosexualité et son mode de vie jugé décadent par l’Eglise, mettant souvent en scène les réprimés des autorités religieuses dans ses œuvres, s’attirant les foudres du personnel ecclésiastiques en n’hésitant pas à condamner l’Eglise moderne qui pour lui s’était détournée des fondements et des préceptes du Christ. A contrario, sur certains sujets de société comme l’avortement qu’il considérait comme un homicide, il adoptait donc des positions on ne peut plus strictes qui contrastaient avec le personnage public hédoniste et jouisseur. Aimant le langage et les textes, il réussit à passer de l’écrit au cinéma, n’hésitant pas à passer derrière la caméra en se faisant acteur. Il puisa dans son immense culture le lait nourricier de ses films. Poète emblématique de son siècle, il est perçu en France en premier lieu pour son œuvre cinématographique il a aussi renouvelé la poésie néoréalisme. Créateur complet, il était interventionniste politiquement, usant de son art pour professer, combattre et témoigner. Traduisant en images ce qu’il avait écrit, usant de la matérialité des corps que lui permettait le cinéma. Aimant de manière viscérale Rome, il ne trouva pas les réponses qu’il attendait. Ville cruelle, ingrate, il ambitionnait de quitter l’Italie pour s’exiler. Persécuté de toute part par le monde politique ou parfois intellectuel, au soir de sa vie la désillusion l’emporta sur ses aspirations utopiques. Désenchanté par le monde et ses hommes, il s’enfermera dans une radicalité qui lui vaudra peut-être la mort…

Romain Grieco

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