Kate Bush ou l’émancipation des songes

KATE BUSH 300

Kate Bush fait partie du cercle très restreint des artistes pop britanniques qui ont su hisser au rang « d’art » la pop musique. Loin des formatages et du décervelage qui polluent la musique populaire actuelle, son univers singulier et en constante mue fait d’elle une référence.  Pionnière dans bien des domaines, ses longues absences et son goût du mystère n’en nourrissent que mieux le culte qu’elle suscite…

Catherine Bush nait le 30 juillet 1958 dans une famille de petite bourgeoisie qui a élu domicile dans une demeure datant du XIVème siècle au sud-est de Londres. Elle est la fille d’un médecin généraliste pianiste à ses heures, d’une mère irlandaise qui l’initiera au folklore de son île et contribuera à la façonner par la suite, et a la chance d’avoir deux frères plus âgés qu’elle qui contribueront eux-aussi à son éveil artistique. La cadette bénéficiera en effet de la bienveillance de Jay Bush musicien la familiarisera avec les groupes phares de l’époque, son second frère Paddy figure du microcosme poétique de la capitale lui ouvrant les portes de la littérature et de la poésie. Dès son plus jeune âge elle accompagne au chant a famille lors de soirées au coin du feu où règne l’amour et la sérénité. C’est dans ce cadre idyllique qu’elle grandira, la maison tout droit sortie d’un conte de fée alimentant dès l’enfance son imaginaire onirique, la pochette de son troisième album Never For Ever est un écho des chauves-souris et autres volatiles nocturnes qui peuplaient la vielle grange accolée à sa maison et où elle répétait. Très tôt elle démontre une maturité et une singularité d’âme qui la distingue des autres enfants de son âge, scolarisée de 1969 à 1976 au St Joseph’s Convent Grammar School elle subit les affres de la rigueur du cadre scolaire. Elle est quelque peu dans la marge et se réfugie dans son monde intérieur. Elle chante à la chorale du collège, apprend le violon, connait les honneurs du magazine de son établissement où quelques-uns de ses poèmes sont publiés. L’extériorisation de son univers se fera lorsqu’à onze ans son père lui apprend les bases du piano. Dès lors, elle ne quittera plus cet instrument, travaillant assidument et s’attelant très tôt à la composition. Trois ans plus tard, à quatorze ans elle dispose d’un répertoire de près de cent chansons dont la plupart ont été enregistrées de manière artisanale grâce au magnétophone Akai de son père. Sa famille n’a aucun doute sur le talent de la cadette… Jay disposant de quelques contacts, par l’entremise d’un certain Ricky Hopper les cassettes finissent par atterrir sur les bureaux des maisons de disque qui malheureusement n’y prêtent pas l’oreille. Convaincu par le talent de l’adolescente, Hopper décide alors de viser haut et implore un de ses amis rencontré sur les bancs de l’université d’écouter ce talent précoce. Par chance, il ne s’agit ni plus ni moins de David Gilmour… L’histoire est en marche.

A ses propres frais, le guitariste des Pink Floyd finance un enregistrement professionnel avec des musiciens de studio afin de donner une chance à Catherine auprès des maisons de disques. Gilmour qui reçoit un jour la visite du directeur général d’EMI de l’époque, Bob Mercer, lors d’une session studio pour son groupe lui fait écouter entre deux prises les trois chansons et lui vante les mérites de sa protégée. Peu de temps après il convoque la jeune chanteuse (encore mineure) et son père pour signer un contrat… Catherine en profite pour mettre un terme à ses études par la même occasion, Cathy se fait désormais appeler Kate. Elle ne sait pas encore que deux années la séparent de la sortie de son premier album, en effet nous ne sommes pas encore à l’ère du « marketing roi », nous ne sommes pas encore à l’époque où les grandes maisons de disques ne voient pas dans ses artistes que de simples produits de consommation avec obsolescence programmée, nous ne sommes pas encore à l’époque des stars préfabriquées aussi vite adulées qu’elles seront oubliées. Mercer sent que cette jeune artiste prometteuse n’est pas encore arrivée à maturation et que la lancer trop tôt pourrait être préjudiciable voire fatal. Durant ces deux années d’attente elle s’initiera à la danse notamment avec le chorégraphe Lindsay Kemp qui n’eut ni plus ni moins parmi ses élèves que David Bowie, ce travail du corps aura un effet libérateur sur la jeune femme de nature introvertie ; Kate Bush lui en sera à jamais reconnaissante, le titre « Moving » sur son premier album lui est dédié. Elle prend des cours de chants afin de maîtriser les techniques vocales de rigueur, elle qui chantait avec son cœur apprend aussi à chanter avec son abdomen, ce qui lui sera nécessaire par la suite au regard de ses vocalises si particulières. Enfin, on refuse de sortir son premier album sans qu’elle ait au préalable effectué son baptême du feu, c’est-à-dire la scène. Se crée alors autour d’elle le KT Bush Band composé de trois musiciens dont Del Palmer qui sera son premier mari. Durant une courte tournée qui s’effectuera dans des petits clubs, bien que le répertoire soit essentiellement composé de reprises elle en profite pour tester son répertoire et jeter les bases de ses chorégraphies à venir et de ses expressions faciales si particulières capables en un clin d’œil de susciter chez le regardeur l’attirance ou l’effroi. Jugée fin prête par EMI, le feu vert est donné pour l’enregistrement de ce qui allait devenir The Kick Inside.

Pour son premier album, Kate Bush encore novice n’a pas encore les moyens de s’imposer. La production ne lui incombe pas et les musiciens jouant sur la quasi-totalité des titres sont des requins de studio. Il s’avère difficile de sélectionner la liste de la dizaine de titres qui constitueront The Kick Inside tant le stock de chansons composées Bush est conséquent. Enregistrées dans des conditions proches du nous sommes très loin des expérimentations futures. Pour l’heure il s’agit de capter l’essence même du talent de Kate Bush. Ce premier album va connaître un succès au-delà de toutes les espérances et va installer de suite Kate Bush dans le monde de la musique pop.  Ce sera grâce au single « Wuthering Heights », titre composé peu avant l’enregistrement et qui prend sa source dans Les Hauts de Hurlevent, qu’elle va en un rien de temps exploser sur la scène musicale. Les paroles narrent l’histoire d’une jeune femme décédée et dont l’esprit vient errer pour appeler son frère adoptif pour qui elle nourrit une passion charnelle. Cette chanson reflète d’ailleurs bien l’érotisme et la sensualité des paroles de Kate Bush sachant jouant des non-dits et des différentes strates qu’offre le langage poétique. De cet album de treize titres, un autre moment fort est incontestablement le subtil        « The Man With The Child In His Eyes » qui parle de cette part d’enfance qui subsiste toujours chez les hommes et qui les rendent si attachants aux yeux de Kate. Il est vrai que son univers s’est constitué essentiellement par des influences masculines, outre ses idoles de jeunesse comme Elton John ou David Bowie figurent en bonne place ses frères ; alors que les chanteuses de l’époque se revendiqueront souvent ostentatoirement féministes (par positionnement marketing) Kate Bush sera toujours étrangère à toute confrontation stérile entre les deux sexes. Alors que l’Angleterre thatchériste résonne aux sons des guitares punk, les mélodies décalées et la voix haut perchée de Kate Bush atteignent les sommets des hits parades anglais, « Wuthering Heights » atteignant la première place des charts anglais et l’album, quant à lui, la troisième. Elle se lance alors dans un marathon promotionnel de plusieurs mois qui lui fait ses terres ancestrales, effectue ses premières apparitions télé et devient une curiosité médiatique, sa famille prenant au passage grand soin de la préserver des pièges du show-business qui s’intéresse de très près à elle.

EMI souhaitant surfer sur le succès de The Kick Inside, moins d’un an après sort son second album Lionheart. Kate Bush peut un peu plus s’impliquer dans la production et faire valoir son droit de regard lors des sessions d’enregistrement. Sans être une redite du premier album il s’inscrit malgré tout dans sa continuité. Là aussi chaque chanson raconte une histoire et évoque des thèmes chers à son auteure, les ambiances variées tout en ne s’écartant guère du registre pop et folk. L’album confirme auprès des professionnels de la musique qu’elle n’est pas une artiste préfabriquée. On retient de cet album les titres « Hammer Horror » qui en est le premier single et dont le clip confirme l’attrait de la danse pour Kate Bush. « Wow » aux excentricités vocales imparables et qui se veut une diatribe envers le show business. « Oh England My Lionheart » confirme l’amour de Kate Bush pour une Angleterre mythifiée qu’elle sacralise ; cet attachement culturel qu’elle revendique explique en partie qu’elle n’ait jamais réellement percé aux Etats-Unis, son univers étant tellement éloigné de l’imaginaire américain. Lionheart n’égale pas le succès de The Kick Inside sorti neuf mois plus tôt. Peu importe, sa maison de disques et elle sont d’accord sur le fait qu’elle doit donner vie à son répertoire en mettant sur pieds une tournée. Elle va alors s’engager dans une entreprise à des années lumière des concerts pop classiques en offrant à ceux qui ont eu la chance de la voir sur scène une expérience unique pour l’époque.

The Tour Of Life, dont la majorité des dates s’effectueront en Angleterre, se veut un projet ambitieux qui cherche à réunir musique et danse, le tout avec une scénarisation et une scénographie qui ne prenne jamais sur les chansons. Des danseurs, choristes et musiciens supplémentaires vont être recrutés. Les répétitions se font la matinée avec les danseurs, l’après-midi avec les musiciens jusqu’au moment où tout ce petit monde fusionne pour ne former qu’un. Le show est divisé en trois actes, chaque chanson ayant sa chorégraphie propre, sa scénographie. La scène comprend un écran, chose novatrice pour l’époque, projette des séquences. Kate Bush, en vraie performeuse, afin d’avoir une totale liberté de mouvement se fait confectionner un petit micro fixé au visage et qui va faire tant d’émules par la suite. Ce spectacle est une expérience sensorielle totale où elle multiplie les travestissements et les métamorphoses. La presse est unanime et conquise… Nul ne se soute qu’il faudra attendre près de trente-cinq années pour qu’elle renoue avec la scène. Live At Hammersmith Odeon sort en 1981, en premier lieu en VHS puis des années plus tard en Laserdic.

Après quelques mois de repos bien mérités, elle se remet à composer pour son troisième album, bien décidée à prendre un contrôle artistique total sur son travail, auréolée qu’elle est par la réussite de sa série de concerts. Lors d’une émission de télévision qui lui est dédiée elle en profite pour inviter Peter Gabriel avec qui elle se lie d’amitié, il est vrai que pour beaucoup elle est son pendant féminin. Elle trouve en lui un « frère d’arme » et participe au troisième album solo de l’ancien leader de Genesis en effectuant des chœurs sur quelques titres. Après avoir sélectionné les titres et les musiciens qui selon les besoins participeront à son futur album, l’enregistrement commença. Lors des sessions elle découvre le Fairlight CMI, ce qui est le premier échantillonneur numérique et qui va révolutionner le monde de la musique l’enthousiasme au plus haut point. Elle en fait pour l’instant usage avec parcimonie, se réservant pour l’album futur. Never for Ever qui sort en novembre1980 va être une réussite et, bien que ce ne soit pas sa préoccupation première, lui permettre de renouer avec un succès équivalant à The Kick Inside. On y retrouve en ouverture le fameux titre « Babooshka » qui raconte l’histoire d’une femme d’âge mur désirant tester son mari sentant que le désir s’est émoussé après tant d’années de vie commune, elle lui fait parvenir des lettres passionnées signées par la mystérieuse Babooshka. Toujours dans le registre de la passion, « The Infant Kiss » raconte le désir que tente de réprouver une femme éprise d’un désir irrépressible pour un jeune homme, le jeune homme en question étant loin d’être un ange et portant en lui bien des malices. Autre titre incontournable du répertoire de Kate Bush « Breathing » considéré comme une mini-symphonie et qui lui fut inspiré par le mythique The Wall des Pink Floyd. Là encore, on est loin des textes faciles et prêts à consommer d’aujourd’hui. Kate Bush se fait le porte-voix d’un fœtus qui refuse de naître au regard du monde qui l’attend suite à une catastrophe nucléaire. Dans la vidéo, elle se fait fœtus elle-même en incarnant le protagoniste de la chanson dans un immense ballon représentant le ventre de sa mère. Avec ce troisième album, la trilogie est bouclée. Nous avons changé de décennie, Kate regarde vers l’avenir et s’attelle à ce qui est considéré pour beaucoup comme son chef- d’œuvre.t

Après avoir fait l’acquisition d’une propriété dans le sud de Londres, en fait orchestre elle décide de produire son prochain album et commence à composer. Signe des temps, outre son habituel piano on y retrouve désormais à ses côtés un synthétiseur et une boîte à rythme. La structure de ses compositions va désormais prendre aussi sa source dans l’émotion artificielle que permet la technologie. Elle explore les possibilités effleurées dans Never For Ever du Fairlight. Afin de matérialiser ses désirs, de longs mois s’écouleront oscillant entre incertitude et jaillissement. Les sessions d’enregistrement son longues, l’époque de la captation en direct fait partie d’un âge révolu. Les prises, les mixages, les ajouts de piste prennent un temps considérable. Le son est résolument encré dans la décennie et préfigure les productions à venir. Le son de batterie et la boîte à rythme remplacent l’humain, le synthétiseur prend souvent l’ascendant sur l’instrument de prédilection de Kate Bush qu’était le piano. Quant à sa voix, elle atteint des sommets tant par la maîtrise que par l’éventail des variations données à l’auditeur ; elle semble parfois comme possédée et de manière tribale ou chamanique délivre des vocalises dépourvues volontairement de tout lyrisme. The Dreaming sort en septembre 1982 et déconcerte une partie de son public. L’album est dépourvu de hit single, il est très sombre et un tout qui doit être appréhendé dans son entièreté. A chaque nouvelle écoute on y découvre des subtilités passées inaperçues l’écoute précédente. Quelques morceaux sont des petits trésors et représentent les sommets de l’album comme « Houdini » qui traite de l’attrait du célèbre magicien pour le spiritisme, « Pull Out The Pin » qui aborde la dualité qui habite toute homme et pour la circonstance un soldat Vietcong tiraillé entre son amour de la vie et les pulsions de mort inhérentes en temps de guerre, il est à noter que David Gilmour prête sa voix durant l’intro ; le très inquiétant « Get Out Of My House » inspiré par Shining de Stephen King. Une fois de plus, Kate Bush montre qu’elle considère chaque chanson comme une histoire qu’importe si celle-ci lui a été inspiré par un livre ou un film, ces deux médiums étant deux sources d’inspiration qu’elle met au même niveau. Après les obligations promotionnelles, elle ressent le besoin de disparaître et opérer quelques changements dans sa vie… Elle fait l’acquisition d’un d’une ferme loin des brouillards médiatiques londoniens, dans la campagne de Kent, se fait construire son propre home studio à l’instar de Peter Gabriel, goute aux plaisirs simples de l’existence et renoue avec la pratique de la danse. Repos salvateur, elle renoue avec la lumière et une forme de sérénité qui va se ressentir dans son prochain album et qui sera une réussite tant artistique que commerciale. Elle va comme elle en a pris l’habitude tout contrôler de bout en bout, perfectionniste jusqu’à l’excès parvenant à convaincre sa maison de disques de lui laisser une entière latitude.

Trois ans après The Dreaming sort l’album The Hound Of Love, accouchement musical effectué non sans souffrance. Plus accessible au profane, plus lumineux que son prédécesseur et habité par les quatre éléments. Le titre qui fait office d’ouverture est le hit single « Running Up That Hill » où elle traite de la compréhension dans un couple. S’ensuive des morceaux parfois moins accrocheurs à la première écoute mais qui font tous mouche. On retient entre autres « Cloudbusting » qui parle de Wilhelm Reich, ce scientifique controversé qui souhaitait pouvoir créer une machine capable de faire pleuvoir, et de l’admiration que son fils nourrissait pour lui. Enfin, il y a ‘The Ninth Wave » composé de plusieurs parties comme un mini concept album et qui dure près d’une demi-heure. Alors que le show business centré sur des nouvelles stars tournant en heavy rotation sur la jeune chaîne MTV pensait Kate Bush finie, elle effectue un retour fracassant et parvient même à séduire le marché américain sans toutefois rayonner comme elle fait dans son pays. L’année suivante elle enregistre son célébrissime duo « Don’t Give Up » avec Peter Gabriel dont le texte à une connotation sociale forte puisqu’elle incarne une épouse qui épaule son mari chômeur en proie au désespoir. Une compilation, The Whole Story, sort en fin d’année 1986 et demeure la meilleure vente de sa carrière, Kate Bush étant hostile sur le principe car contraire à toute logique artistique et ne répondant qu’au souhait d’EMI de surfer sur la vague de succès qu’elle rencontre. Alors qu’elle jouit d’une notoriété sans pareil, à l’exception de quelques apparitions pour des oeuvres caritatives, elle décide de disparaître de nouveau loin de l’aliénation du show business…

Elle revient quatre ans plus tard avec The Sensual Word paru en octobre 1989 où elle effectue des collaborations éclectiques avec des artistes de renom. Le violoniste excentrique Nigel Kennedy, notre gloire nationale bretonne Alan Stivell, et invite des chanteuses bulgares (le Trio Bulgarka) fascinée qu’elle est la singularité des chants bulgares. Son « parrain » David Gilmour et son style aérien sont présents sur deux morceaux. L’album a un succès d’estime et comme toujours, Kate Bush accepte le succès, le semi-succès ou l’échec (pour ne pas dire défaite) d’un même front…. Les années vont s’écouler, s’en suivront quatre autres  albums, The Red Shoes (1993), Aerial (2005), Director’s Cut et 50 Words For Snow tous deux sortis la même année. Avec ce dernier album atmosphérique dont le fil conducteur (comme le titre l’indique) est la neige, elle signe parmi ses plus belles chansons. 50 Words For Snow reçoit un accueil critique qui confirme qu’elle a encore des choses à dire et chanter et que si elle n’occupe que peu l’espace médiatique chacun de ses comebacks ne laisse jamais indifférent.  Mais elle va surprendre tout le monde quand après avoir travaillé dans le plus grand secret à un possible retour sur scène elle officialise la chose…Pensez-donc, son unique tournée datant de plus de trente ans !

Ce sera l’Hammersmith Apollo (jadis Hammersmith Odeon où Kate Bush effectua trois dates pour The Tour Of Live) qui est choisi pour les quinze concerts de cette courte tournée baptisée Before the Dawn. Pour mener à bien son projet elle ne donne pas dans le culte de la personnalité et s’entoure de complices qui ont jalonné sa carrière ou de conseillers tous réputés dans leur domaine. Tout est un travail d’orfèvre, qu’il s’agisse de la scénographie, de la chorégraphie, des costumes, des comédiens et artistes de cirque qui vont l’entourer, jusqu’au design des tickets de concert, tout est pensé et repensé jusqu’à l’obsession. Elle choisit des musiciens de l’ombre, au nombre de sept, mais tous réputés dans le sérail. Les billets vont s’arracher en un rien de temps, il est vrai qu’elle est une icône dans son pays. Des fans de toute l’Europe et de nombreuses pop stars, actuelles ou passées, pour qui Kate Bush est un monument font le déplacement. Ils ne seront pas déçus…Même si elle ne danse plus, même si sa frêle silhouette appartient au passé, elle n’a rien perdu de son charisme. Scindé en trois actes, le show fait peu de place aux classiques et ignore même ses quatre premiers albums par souci de cohérence et de scénarisation. C’est bien mal connaître Kate Bush que de penser qu’elle aurait donné dans la nostalgie elle qui n’a jamais cessé de se projeter dans l’avenir. De cette série de concerts découlera un triple album CD… J’ai bien dit CD, aucune captation officielle de Before The Dawn n’étant encore commercialisée. Depuis, plus vraiment de nouvelles d’elle, Kate Bush s’étant de nouveau évaporée…

Romain Grieco

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